Les rendez-vous du ciel de l'année
Le ciel a son propre calendrier d'événements observables. Trois familles reviennent chaque année ou presque : les pluies d'étoiles filantes, les oppositions planétaires et, plus rarement, les éclipses.
Les pluies d'étoiles filantes reviennent chaque année
Une pluie d'étoiles filantes se produit quand la Terre traverse la traînée de poussière laissée par une comète, ou parfois par un astéroïde, sur son orbite. Ces débris, souvent pas plus gros qu'un grain de sable ou un petit pois, se consument dans l'atmosphère. Comme la Terre et la traînée de débris suivent des orbites fixes et répétitives, la Terre croise la même traînée à peu près à la même date chaque année, ce qui rend les pluies d'étoiles filantes prévisibles. Les Perséides viennent d'un fragment de la comète Swift-Tuttle, qui repasse près du Soleil tous les cent trente-cinq ans, les Léonides de la comète Tempel-Tuttle, et les Orionides de la comète de Halley.
En 2026, les Perséides culminent dans la nuit du 12 au 13 août, avec un taux habituel de trente à cinquante météores par heure sous un ciel sombre. Les Orionides culminent dans la nuit du 21 au 22 octobre, autour de dix à vingt météores par heure. Les Géminides, généralement la pluie la plus riche de l'année, culminent dans la nuit du 13 au 14 décembre, avec un taux qui peut atteindre environ cent cinquante météores par heure dans les meilleures conditions.
La visibilité de chaque pluie dépend aussi de la latitude de l'observateur : certaines, comme les Perséides, sont mieux placées pour l'hémisphère nord, tandis que d'autres pluies favorisent davantage l'hémisphère sud. Vérifier la hauteur du radiant depuis son propre lieu d'observation reste le moyen le plus sûr de savoir ce que l'on peut espérer voir.
Les oppositions planétaires
Une planète est dite en opposition quand la Terre se trouve exactement entre le Soleil et elle. La planète se lève alors à peu près quand le Soleil se couche, reste visible toute la nuit, et atteint son éclat maximal, puisqu'elle se trouve à ce moment au plus près de la Terre sur son orbite. Seules les planètes plus éloignées du Soleil que la Terre peuvent se trouver en opposition : Mars, Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune. Mercure et Vénus, plus proches du Soleil que la Terre, ne le peuvent jamais. Jupiter atteint son opposition de 2026 le 10 janvier.
Les éclipses, plus rares et plus localisées
Une éclipse ne se voit que depuis une bande étroite de la surface terrestre, ce qui la rend plus rare à observer qu'une pluie d'étoiles filantes. Le 12 août 2026, une éclipse totale de Soleil traverse le Groenland, l'Islande, le nord de la Russie, l'Atlantique nord, l'Espagne et un petit coin du Portugal, avec une totalité qui ne dépasse deux minutes et demie en aucun point du trajet. Une éclipse partielle, elle, reste visible depuis une région bien plus large, incluant une partie du nord des États-Unis, la plus grande partie du Canada, une bonne partie de l'Europe et le nord-ouest de l'Afrique.
Préparer une soirée d'observation
- Vérifier la phase de la Lune : une pleine lune noie les météores les plus faibles et réduit le contraste sur les objets étendus.
- Laisser au moins vingt à trente minutes aux yeux pour s'adapter à l'obscurité avant de juger ce qui est visible ou non.
- Choisir un horizon dégagé dans la direction utile : vers le radiant d'une pluie d'étoiles filantes, ou vers l'est au coucher du Soleil pour une planète en opposition.
- S'habiller pour la température de la nuit, pas celle du soir : l'attente dans l'obscurité refroidit vite.
- Ne jamais regarder le Soleil, même partiellement éclipsé, sans une protection oculaire conçue pour cela.
Sources
- Meteor Showers, NASA.
- Meteor Shower Calendar, American Meteor Society.
- What is a planet in opposition? Explanation and dates, Royal Observatory Greenwich.
- Total Solar Eclipse on August 12, 2026, NASA.
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