Les données et leurs licences
The Sky in Every Language embarque des catalogues d’étoiles, de constellations et de cultures du ciel qui ne nous appartiennent pas. Cette page dit ce qui est dedans, ce qui a été refusé, et ce que vous pouvez en faire.
Chacune des 28 sources qui composent The Sky in Every Language a été téléchargée et lue, avec sa licence citée au fichier et sa pièce gardée. Aucune licence n’est recopiée de mémoire, et aucun refus n’est fondé sur une réputation plutôt que sur un texte lu.
Deux familles, séparées pour de bon
Les catalogues embarqués se rangent en deux familles de licence, et les deux ne se mélangent jamais dans un même fichier servi. Le noyau regroupe le domaine public, le CC0, le CC BY, le MIT et le BSD : vous pouvez le reprendre, le modifier, le refermer dans un projet à vous, sans que ce projet hérite d’une obligation de partage à l’identique. Le module de partage à l’identique regroupe le CC BY-SA et le GNU GPL : vous pouvez le reprendre aussi, mais votre reprise reste sous la même licence, et l’affiche à l’écran, exactement comme la source l’impose.
Sur le site, cette différence est physique, pas seulement
écrite. Le noyau vit dans site/data/etoiles/,
figures/, constellations/, cultures/,
villes.json et rendez-vous/ ; le module de partage
vit à part, dans site/data/cultures-partage/. Personne ne
peut prendre un fichier du noyau et se tromper de licence en y trouvant,
mélangée, une donnée sous obligation de partage.
Sur 43 cultures du ciel examinées, 2 entrent dans le noyau, 41 dans le module de partage à l’identique, et 22 sont refusées faute de licence libre. Le détail, source par source, est ci-dessous.
Le noyau
Domaine public, CC0, CC BY, MIT, BSD : ce qui suit se reprend sans hériter d’aucune obligation de partage à l’identique.
| Ce qu’elle apporte | Auteur | Licence | Poids |
|---|---|---|---|
| Étoiles, positions et magnitudes jusqu’à 6,0 | Olaf Frohn, d3-celestial, d’après XHIP (Anderson & Francis 2012) | BSD 3 clauses | mesuré sur /hors-connexion |
| Désignations et noms d’étoiles, Bayer, Flamsteed, HIP, HD | Olaf Frohn, d3-celestial | BSD 3 clauses | mesuré sur /hors-connexion |
| Figures et frontières des 88 constellations de l’UAI | Olaf Frohn, d3-celestial, d’après la page Constellations de l’UAI et Davenhall & Leggett 1989 | BSD 3 clauses | mesuré sur /hors-connexion |
| Noms d’étoiles officiels approuvés | IAU Division C Working Group on Star Names | CC BY, en-tête du fichier | mesuré sur /hors-connexion |
| Noms de constellations et d’étoiles en écriture d’origine, multilingue | Contributeurs de Wikidata | CC0 1.0 | mesuré sur /hors-connexion |
| Nakshatras indiens, 28 constellations lunaires | Susanne M Hoffmann, pour Stellarium | CC BY 4.0 | mesuré sur /hors-connexion |
| Constellations de l’Edda nordique | Jakob Eyermann et Susanne M. Hoffmann, pour Stellarium | CC BY 4.0 | mesuré sur /hors-connexion |
| Éclipses de Soleil et de Lune, cinq millénaires | Fred Espenak, NASA/GSFC | solaire et lunaire, permission de reproduction avec mention | mesuré sur /hors-connexion |
| Calcul des positions, levers, phases et éclipses sur l’appareil | Don Cross, Astronomy Engine | MIT | 193 Ko |
| Bright Star Catalogue en JSON, contrôle des positions et source B-V | Bretton Wade, d’après Hoffleit & Warren, NASA ADC | MIT | mesuré sur /hors-connexion |
| Étoiles d’appoint, plus faibles que 6,0, nécessaires aux tracés des cultures | Olaf Frohn, d3-celestial, extrait de stars.8.json | BSD 3 clauses | mesuré sur /hors-connexion |
Le module de partage à l’identique
CC BY-SA et GNU GPL : ce qui suit se reprend aussi, mais votre reprise reste sous la même licence, affichée à l’écran, pas seulement dans un fichier de crédits.
| Ce qu’elle apporte | Auteur | Licence | Poids |
|---|---|---|---|
| Quarante et une cultures du ciel : chinoise, japonaise, coréenne, indienne, océaniennes, amérindiennes, africaines et européennes minoritaires | propres à chaque culture, cités sur sa fiche dans /cultures | variable par culture : surtout CC BY-SA 4.0, plusieurs GNU GPL v2, deux avec Free Art License sur les illustrations | mesuré sur /hors-connexion |
| Pluies d’étoiles filantes avec taux horaire zénithal | Stellarium, plugin Meteor Showers | GNU GPL v2 | mesuré sur /hors-connexion |
| Catalogue HYG v4.0, gardé en réserve, non embarqué à ce jour | David Nash, astronexus | CC BY-SA 4.0 | non embarqué : aucun poids à mesurer |
L’ensemble noyau et module, tel qu’il est servi, pèse 2 500 Ko. Le détail fichier par fichier, mesuré et non estimé, est publié sur /hors-connexion.
Les refusés
Refuser une source est aussi une décision de licence, et elle se documente comme les autres. Chaque refus ci-dessous est motivé par une pièce téléchargée et lue, jamais par une réputation.
Les quatre cultures du ciel arabes de Stellarium
Quatre cultures du ciel arabes existent dans les dépôts de Stellarium : al-Sufi, la péninsule arabique, l’arabe indigène et les vingt-huit stations lunaires, al-manazil. Les quatre sont du même auteur, Khalid al-Ajaji, et aucune n’est réutilisable ici.
Trois d’entre elles portent une clause CC BY-NC-ND ou CC BY-ND : le ND interdit la dérivation, et reformater ces données dans un fichier à nous en est une. La quatrième, al-Sufi, sépare le texte et les données, sous CC BY-ND, des illustrations, dans le domaine public ; mais sans les données qui relient les illustrations aux étoiles, les images seules ne dessinent rien sur une carte du ciel. Dans les quatre cas, une permission spéciale est inscrite dans les fichiers, et elle est accordée nommément à Stellarium Labs, pas à l’ODERSA ni à quiconque d’autre.
| Culture | Licence citée | Ce qui est perdu |
|---|---|---|
| al-Sufi | CC BY-ND 4.0, illustrations en domaine public, permission nommée à Stellarium Labs | les tracés qui relient les illustrations aux étoiles : la référence la plus citée de la tradition figurative arabe reste hors d’atteinte |
| Péninsule arabique | CC BY-NC-ND 4.0 | l’ensemble de la culture, aucune donnée réutilisable |
| Arabe indigène | CC BY-NC-ND 4.0 | l’ensemble de la culture, aucune donnée réutilisable |
| Stations lunaires, al-manazil | CC BY-ND 4.0, permission nommée à Stellarium Labs | 51 figures, 51 noms en écriture arabe, 96 noms d’étoiles |
Une précision qui compte juridiquement : The Sky in Every Language ne montre jamais les figures ni les tracés du ciel arabe. Il montre des noms arabes, posés sur les figures de l’UAI. La nuance est réelle, elle n’est pas cosmétique.
Ce que The Sky in Every Language sert à la place pour le ciel arabe, et ce n’est pas un lot de consolation : les noms de constellations et d’étoiles en écriture arabe, relevés dans Wikidata sous CC0, posés sur les figures de l’UAI. Sur 88 constellations servies, 88 portent un nom en écriture arabe. Le catalogue de noms d’étoiles de l’UAI, lui, ne porte aucune colonne d’étymologie, et son en-tête le dit : nous ne comptons donc pas les noms d’origine arabe, faute d’une source qui l’établisse au fichier. Les figures d’al-Sufi, elles, ne sont pas là.
Dix-sept autres cultures du ciel refusées
Même motif, une clause interdisant la dérivation ou l’usage commercial dans la licence citée par chaque culture.
| Culture ou groupe | Licence citée | Ce qui est perdu |
|---|---|---|
| Almageste grec, d’après Ptolémée | CC BY-ND 4.0 | 49 constellations et 1 039 noms d’étoiles, qui auraient donné la profondeur historique du volet grec |
| Les deux babyloniennes, mul.APIN et séleucide | CC BY-ND 4.0 | la plus ancienne couche du ciel connue |
| Balinaise, égyptienne de Dendera, deux autres grecques, khoi-san, cartes du ciel modernes allemandes, xhosa, zulu | CC BY-ND 4.0 | dérivation interdite dans les neuf cas |
| Kamilaroi, lokono, le voyage en Occident chinois | CC BY-NC-ND 4.0 | usage commercial interdit, en plus de la dérivation |
| Maya | CC BY-NC-SA 4.0 | le partage à l’identique aurait suffi, seule la clause de non commercialité bloque |
| Armintxe | section licence vide dans le fichier source | aucune licence établie, donc refusée par prudence |
Les autres sources refusées
Quatre sources de plus ont été examinées et écartées, sans rapport avec les cultures du ciel.
| Source | Motif du refus | Ce qui remplace |
|---|---|---|
| International Meteor Organization, calendrier des essaims | tous droits réservés, reproduction interdite sans autorisation écrite préalable | le plugin Meteor Showers de Stellarium, en GNU GPL v2, dans le module |
| IAU Meteor Data Center | aucune licence ni mention de droits, ni dans le fichier ni sur la page | ses dates et radiants sont déjà couverts par la source Stellarium ci-dessus |
| VizieR et CDS en téléchargement direct : Bright Star Catalogue, XHIP, frontières de Davenhall & Leggett, cross-index de Kostjuk et de Smith | usage scientifique seulement, pas de licence de réutilisation libre | leurs republications sous licence explicite : d3-celestial en BSD, le Bright Star Catalogue en JSON sous MIT, HYG en CC BY-SA |
| Catalogues d’étoiles binaires de Stellarium | GNU GPL v2 comme le reste du logiciel, format propre au logiciel, sans intérêt pour une page web | d3-celestial, dans le noyau |
Être en règle, cas par cas
Vous reprenez le noyau seul
Créditez chaque source comme cette page le fait : le nom de l’auteur et la mention de la licence suffisent pour le CC BY, le BSD et le MIT. Rien ne vous oblige ensuite à partager votre propre travail sous la même licence : vous pouvez le refermer, le modifier, le redistribuer autrement. Gardez le noyau dans des fichiers à part si vous ajoutez le module plus tard, pour la même raison qui nous fait le faire ici.
Vous reprenez aussi une culture du module de partage
Votre reprise de cette culture précise reste sous la licence qui la couvre, CC BY-SA 4.0 ou GNU GPL v2 selon la culture : voir sa fiche sur /cultures pour la licence exacte et ses auteurs, et /credits pour le détail des illustrations. Affichez cette licence à l’écran, à l’endroit où la culture apparaît, pas seulement dans un fichier de crédits. Si vous mélangez plusieurs cultures du module, chacune garde la licence qui lui est propre.
Vous voulez une des cultures refusées
Nous ne les avons pas embarquées, donc nous ne pouvons pas vous les transmettre. Écrivez directement à l’auteur cité ci-dessus : c’est la seule voie vers un usage que la licence actuelle interdit. Pour les noms arabes seuls, sans les figures, Wikidata en CC0 reste la voie propre, déjà dans notre noyau.
Vous reprenez les textes de ce site
Le contenu éditorial du site, hors catalogues, est sous licence CC BY 4.0 comme le reste de l’ODERSA : voir /licence pour ce que cela permet concrètement. Les catalogues embarqués gardent leur propre licence, celle de cette page, même quand ils apparaissent sur une page CC BY. Une licence que vous pensez mal citée ici se signale sur /signaler-une-erreur.