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Pourquoi ce site ne fait pas d’astrologie

Chercher son signe est un geste ordinaire. Ce site ne le donne pas : il n’enseigne pas l’astrologie. Cette page dit pourquoi, calmement, et ce qu’il propose à la place.

Un bolide trace une ligne lumineuse au-dessus des antennes d'un radiotelescope.
Bolide au-dessus d'ALMA. Auteur : ESO/C. Malin. Source : ESO. Licence : CC BY 4.0.

Deux mots, deux démarches

L’astronomie observe les astres, mesure leur position, leur mouvement et leur lumière, et bâtit sur ces mesures des explications qui doivent tenir quand on les remet à l’épreuve. L’astrologie fait dériver d’une date et d’un lieu de naissance des traits de caractère ou des événements à venir. Les deux regardent le même ciel. Elles n’en tirent pas la même chose, et ne répondent pas aux mêmes exigences.

Une racine commune, pendant des siècles

Le dire ne fragilise pas la position de ce site, il la renforce : pendant des siècles, l’astronomie et l’astrologie ont été la même activité, portée par les mêmes personnes. En Mésopotamie, les prêtres-savants qui consignaient nuit après nuit la position des planètes le faisaient d’abord pour y lire des présages. Une bonne partie des observations anciennes que l’astronomie garde encore, le découpage du zodiaque compris, vient de ce travail-là. Ce n’est pas une origine à cacher. Ce qui compte n’est pas d’où vient une idée, mais si elle tient quand on la met à l’épreuve aujourd’hui.

Ce qui les sépare aujourd’hui

Une prédiction d’astronomie peut échouer, et c’est précisément ce qui lui donne sa valeur : une éclipse annoncée à la minute près, un passage de planète calculé des années à l’avance, une position d’étoile qu’on vérifie ensuite au télescope. Quand la prédiction se trompe, la méthode qui l’a produite doit changer, et elle change.

Une prédiction d’astrologie, elle, s’ajuste plutôt à ce qui arrive : assez large pour convenir à presque tout le monde, assez souple pour s’accorder après coup avec ce qui s’est passé. Le philosophe des sciences Karl Popper faisait précisément ce reproche à l’astrologie : à force de rendre ses prophéties assez vagues pour épouser n’importe quel résultat, elle échappait à toute épreuve, et perdait du même coup ce qui aurait pu la rendre vérifiable.

Une explication qui rend compte de tout n’explique rien.

Trois vérifications à la portée de tous

Trois faits, et aucun ne demande de vous croire sur parole : ce site les rend vérifiables avec ses propres outils.

Le Soleil n’est pas là où le signe le dit

Le zodiaque a été fixé sur le ciel il y a environ trois mille ans, par les astronomes babyloniens. Depuis, l’axe de la Terre a lentement dérivé, un mouvement que l’on appelle précession, et la position du Soleil parmi les constellations à une date donnée n’est plus celle d’alors. Sur /ciel, réglez la date sur un anniversaire, le vôtre ou celui d’un proche : la carte trace et nomme les constellations, et situe le Soleil parmi elles ce jour-là. L’écart avec les dates données par un horoscope se voit tout de suite.

Douze signes, treize constellations

Les limites officielles des constellations, celles que retient l’Union astronomique internationale, ne partagent pas le ciel en douze parts égales le long de la trajectoire du Soleil : il en traverse treize, le Serpentaire (Ophiuchus) compris, et il y séjourne des durées très inégales selon la largeur réelle de chaque figure, quarante-cinq jours dans la Vierge contre sept seulement dans le Scorpion. Ces quatre-vingt-huit constellations officielles sont servies sur /ciel et sur /constellations : aucun signe du zodiaque ne porte pourtant le nom du Serpentaire.

Une figure n’est pas un lieu

Les étoiles d’une même figure n’ont, la plupart du temps, aucun lien entre elles : vues depuis la Terre dans la même direction, elles se trouvent en réalité à des distances très différentes, sans rapport de mouvement ni d’origine. Sur /ciel, changez de culture du ciel : les mêmes étoiles se retrouvent reliées tout autrement selon la figure que chaque culture y a tracée. Une constellation est un trait posé par un regard, pas une structure qui existe dans l’espace.

Ce que montrent les études qui ont mis l’astrologie à l’épreuve

Ces études ne jugent pas les personnes, qu’elles consultent un horoscope ou qu’elles le pratiquent de bonne foi : elles jugent une méthode, et lui demandent ce qu’on demande à toute méthode, résister à l’épreuve.

Une étude publiée dans la revue scientifique Nature a soumis des astrologues à un test en double aveugle : relier des cartes du ciel de naissance aux personnes correspondantes, à partir de leur profil de personnalité, sans jamais les rencontrer. Ni les astrologues ni les organisateurs ne savaient, au moment du test, quelle carte allait avec quel profil. Les astrologues n’ont pas fait mieux que le hasard.

Une autre étude a suivi pendant des décennies des personnes nées à quelques minutes d’écart et au même endroit, dont les cartes du ciel de naissance sont presque identiques. Si l’astrologie disait quelque chose de réel, leurs vies auraient dû se ressembler sur les traits que la carte est censée annoncer : le caractère, le parcours, les choix. Aucune ressemblance de ce genre n’est apparue.

Ce que ce site enseigne à la place

Ce site nomme, plutôt qu’il ne prédit : apprendre à repérer une constellation, une planète, une étoile, et à la retrouver la fois suivante. La méthode est sur /apprendre et sur /reconnaitre.

Ce site raconte, aussi : les cultures du monde ont chacune posé leurs propres figures sur les mêmes étoiles, et leurs récits ont ici toute leur place, à égalité, précisément parce qu’ils sont servis comme des récits, une manière de raconter le ciel, et non comme des causes qui agiraient sur une vie. /nommer-le-ciel dit comment ces récits sont choisis et sourcés, et /cultures les rassemble.

Comprendre ce qu’on voit ne demande ni date de naissance ni promesse : la position d’un astre, son nom dans plusieurs langues, le récit qui l’accompagne, cela se vérifie, se partage, et reste vrai le lendemain. Le ciel visible ce soir n’a besoin d’aucune promesse pour valoir le détour : il suffit de lever les yeux, ou d’ouvrir /ciel.

Sources